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  • Protoxyde d'azote ou gaz hilarant : les intoxications progressent chez les mineurs

    Publié le 19/11/2021
    Lecture 2 min.
    Estelle Priam
    Estelle Priam journaliste

    Le protoxyde d'azote séduit de plus en plus de jeunes qui l'utilisent pour atteindre l'euphorie. L'Anses pointe les intoxications en hausse et les graves conséquences qui résultent de l'utilisation récréative de ce gaz utilisé dans le secteur médical et alimentaire.

    Le protoxyde d'azote, que l'on appelle aussi "gaz hilarant" ou "proto" est de plus en plus consommé pour un usage récréatif. À l'origine, il est utilisé dans le milieu médical en antalgie et en anesthésie ainsi que dans le secteur alimentaire. Il est donc en vente libre au supermarché et disponible sur internet. Ces dernières années, des consommateurs l'inhalent pour ressentir une sensation d'euphorie. Pourtant cette pratique peut engendrer des dégâts graves sur la santé.

    Nette augmentation des cas d'intoxication en 2020

    Selon le dernier rapport de l'Anses datant du 16 novembre, ce détournement concerne principalement les jeunes adultes, notamment les étudiants voire les adolescents, lycéens et collégiens. L'ANSM et L'Anses publient les derniers chiffres avec les données du Centre antipoison (CAP) et celles des centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A).

    Il en ressort une "très nette augmentation des cas d'intoxication en 2020 chez un public jeune" : "134 cas rapportés aux centres antipoison en 2020 contre 46 en 2019, 254 signalements auprès des centres d'addictovigilance en 2020 contre 47 en 2019".

    Des conséquences parfois graves sur la santé

    On apprend aussi que les intoxications concernent en majorité les jeunes adultes avec "une hausse de la proportion des mineurs : 20 % des cas rapportés aux CAP en 2020, contre 13,6 % en 2019 ; 13,4 % des cas notifiés aux CEIP-A en 2020 versus 8,5 % en 2018/2019". Nous apprenons également que :

    • Il y a une part de plus en plus importante de consommations régulières et plus seulement lors d'événements festifs ;
    • Les quantités consommées sont très variables, de "quelques" cartouches à plusieurs centaines ;
    • Il y a une part importante d'abus et de pharmacodépendance ;
    • Une augmentation des cas d'atteinte neurologique et neuromusculaire sont à déplorer comme "une sclérose combinée de la moelle, myélopathie entraînant des paresthésies, des troubles de la marche et de l’équilibre, convulsions, tremblements, parfois avec des séquelles qui nécessitent des séjours en rééducation" ;
    • Des cas de troubles psychiatriques ont été recensés comme des attaques de panique, délire, confusion, amnésie, agitation, insomnie... ;
    • Des effets cardiaques ont aussi été rapportés comme une tachycardie, une hypertension artérielle, une bradycardie ainsi que des douleurs thoraciques.

    Les agences sanitaires recommandent de prévenir les secours en cas d'urgence (15 ou 112), de contacter son Centre antipoison ou son Centre d'addictoviligance, "de déclarer tout cas grave lié à un abus, une dépendance ou un usage détourné avec le protoxyde d’azote sur le site signalement-sante.gouv.fr". Il est aussi recommandé de se tourner vers un médecin ou une structure spécialisée dans la prise en charge des addictions chez les jeunes comme consultation jeunes consommateurs.


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